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Être prof et rester zen…

Être prof et rester zen…
mes trois astuces pour garder le sourire

Même si au fond de moi, je sais que je ne serai pas fonctionnaire jusqu’à la fin de ma vie professionnelle, le fait est que je le suis quand même pour l’instant.

Je suis professeur des écoles en disponibilité et je me prépare doucement à reprendre le chemin de l’école en septembre prochain. Je me projette et je sais déjà que je vais devoir travailler sur moi pour être dans un bon état d’esprit : on ne gère pas des enfants comme on gère des cartons, et les profs ont le devoir moral de se donner à fond pour leurs élèves. L’enjeu est trop important pour ces petits êtres, adultes en devenir, pour que je m’autorise à prendre mon rôle par-dessus la jambe.

Voici donc mon « top trois » de ce que je prévois pour être zen et efficace toute l’année scolaire :

Un sommeil de qualité :
dormir sur le dos sans oreiller

Ce n’est pas un scoop, on ne fait rien de bon quand on est fatigué. Mon souci, c’est que j’ai du mal à me coucher tôt. Alors bien sûr, je connais la théorie par cœur : ne pas dîner trop tard, éteindre tous les écrans à 21 h 30, boire une petite tisane au thym ou à la camomille… Mais je n’y arrive pas.

Si j’essaie, encore et encore, de me coucher tôt, je sais que je vais culpabiliser de ne pas réussir. Alors j’opte pour une autre solution : augmenter la qualité de mon sommeil. Je ne dormirai peut-être pas beaucoup, mais je dormirai bien. Et pour moi, cela passe par un matelas ferme et une position sur le dos, sans oreiller.

Oui, je sais, cela surprend parfois. Cela me fait bizarre aussi à moi-même quand je reprends cette habitude, quand je l’ai abandonnée depuis un moment. Mais qu’est-ce que ça fait du bien ! Et je me réveille généralement le lendemain matin dans la même position : exit les nuits agitées.

Au bout de quelques nuits, quand je me lasse, je garde à portée de main un petit oreiller dont je me sers uniquement si je souhaite me mettre un moment sur le côté, pour qu’il n’y ait pas de « cassure » dans la ligne de la  colonne vertébrale. Mais dès que je repasse sur le dos, je retire l’oreiller !

Une qualité de sommeil retrouvée, c’est pour moi la base pour passer une bonne journée au travail.

Un dos préservé :
éviter le cartable à bout de bras

La deuxième habitude que je suggère pour rester zen, c’est de ménager son dos.

Quand on est professeur des écoles, on est souvent penché vers l’avant pour se mettre à la hauteur des enfants, que ce soit pour les écouter en récréation ou pour les remettre sur les rails en classe s’ils partent dans une mauvaise direction lors d’un exercice. Et c’est pire encore quand on est en maternelle.

Alors j’ai d’ores et déjà pris une bonne résolution ; deux même. D’abord, je vais troquer mon cartable de prof contre un sac à dos. J’aime beaucoup mon cartable, il a l’immense mérite d’être dimensionné comme il faut pour que je puisse y ranger deux séries de petits cahiers côte à côte. Mais il se porte à bout de bras, et mine de rien… ça finit par peser.

Quand je vois à quel point j’ai senti la différence quand je suis passée d’un sac à main en bandoulière à un sac à main/à dos, je n’hésiterai pas. Peut-être faudrait-il aussi que je m’organise pour moins transporter les cahiers et les corriger sur place ? Mais j’en reparle dans ma dernière astuce…

Ma deuxième décision concerne la chaise, au cas où je sois affectée en maternelle : c’est décidé, j’apporterai celle que j’ai à la maison. J’ai une toute petite chaise qui me permet de m’asseoir à hauteur des enfants, mais elle est très solide (il faut bien ça, je ne suis pas un poids-plume) : ossature métallique et assise en bois, sans accoudoirs ;-). Règle d’or : ne jamais se pencher vers les tout-petits si on veut préserver son dos !

Un rêve à accomplir :
continuer à construire un autre projet

« Last but not least » comme disent nos amis anglophones, une bonne façon d’appréhender sereinement le travail est de se souvenir pourquoi on le fait. C’est vrai dans beaucoup de domaines dans la vie : il y a rarement de bonnes ou de mauvaises décisions, il y a juste des choix à assumer.

Et pour cela, un bon moyen consiste à se souvenir de la raison qui nous a poussés à faire ce choix. Dans mon cas, je connais mon « pourquoi » profond : je vais reprendre mon travail d’enseignante à l’Éducation nationale car j’ai besoin de quelques mois ou années supplémentaires avant de pouvoir vivre d‘une autre activité. Il faut dire que j’ai plusieurs projets, j’en reparlerai…

Mais la véritable astuce, c’est d’agir et non d’y penser. Idéalement tous les jours, mais au minimum toutes les semaines. Je vais donc établir un emploi du temps qui inclura des plages horaires réservées à la construction tangible d’un autre projet, en parallèle de mon temps de travail.

Je prévois déjà de me réserver une ou deux pauses de midi pour cela. Au lieu de corriger les cahiers, je travaillerai sur mon projet ; et je m’occuperai des cahiers le soir. Ce sera sans doute plus efficace que l’inverse, car je ne peux évidemment pas rendre des cahiers non corrigés. Le soir sera donc dédié au travail pour l’école, et mon projet aura déjà avancé en journée.

Ça me permettra de rester motivée car ce sera concret. Je pense qu’il n’y aurait rien de pire que de me sentir « coincée » dans un poste, sans issue. Planifier des temps constructifs pour faire autre chose me semble une habitude indispensable pour rester zen !

Des habitudes pour rester zen :
merci Olivier Roland

Voilà, je viens de lister trois habitudes à mettre en place pour rester zen au quotidien quand on est prof et que l’on souhaite quitter l’Éducation nationale, ou du moins quand on rêve d’un autre quotidien. Cet article m’a été suggéré par Olivier Roland, dans le cadre de l’événement inter-blogueurs qu’il organise.

Son blog « Habitudes zen » regorge d’ailleurs d’astuces et de bons plans. Je vous conseille vivement la lecture de cet article sur le changement de vie : pas de langue de bois, mais un regard vrai sur les difficultés pour atteindre un idéal ! Bonne lecture.